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Elle en venait petit à petit à comprendre que le Tibet tout entier était un grand monastère. Tous ses habitants étaient inspirés par le même esprit religieux, qu'ils portent ou non des robes de moines.

 Xinran, Funérailles célestes

 
 

Du temple du Jokhang au Palais du Potala

Toit du monastère du Jokhang au Tibet
Vue du cerf d'or et de la roue du Dharma au temple du Jokhang au Tibet

On vous donne rendez-vous à Lhassa, capitale du pays mais aussi berceau spirituel du bouddhisme tibétain. Sur la terre des dieux, se dresse le Jokhang, le premier temple bouddhique construit au Tibet en l’an 639 par le roi Songtsen Gampo. Devant l’entrée du sanctuaire recouvert de tuiles en bronze dorées, des fidèles couchés à plat ventre se prosternent dans un incroyable élan de ferveur. Vous sentez monter dans l’air cette odeur caractéristique de genévrier brûlé ? On vous entraîne à l’intérieur, dans l’enfilade de chapelles, de bâtiments et de cours qui se déploie sur une imposante surface de 2,5 hectares et 4 étages richement décorés. Attention les yeux : Jowo, une scintillante représentation grandeur nature du Bouddha Sakyamuni à l’âge de 12 ans trône majestueusement. On vous défie de soutenir son regard sans sourciller.

 

Selon nous, le meilleur point de vue pour observer les pèlerins effectuer la rituelle promenade circumambulatoire, qui fait le tour du quartier du Bharkhor, se trouve sur le toit du temple du Jokhang. On peut vous assurer que l’envie de vous joindre à la ronde pieuse et colorée afin de ressentir pleinement cette dévotion qui impose le respect ne tardera pas à vous gagner. N’hésitez plus et suivez les croyants qui répètent la boucle d’un kilomètre autour du temple, faisant mécaniquement tourner leur moulin à prières dans le sens des aiguilles d’une montre. Notre conseil : en le faisant assez longtemps, vous vous sentirez envahir par cette ambiance quelque peu mystique et si fascinante.

Palais du Potala au Tibet au printemps
Moulin à prière au Tibet

Place au Palais du Potala, l’autre célèbre joyau de Lhassa qui nous émerveille toujours chez Asia. L’impressionnant bâtiment domine la ville dans un cadre de montagnes inouï. Classé par l’UNESCO, il fut le siège du gouvernement tibétain et la résidence d’hiver des dalaï-lamas.
La forteresse se visite en deux temps (et en pantalon, le port de la jupe étant formellement interdit) : le Palais Blanc, les quartiers politiques et résidentiels, et le Palais Rouge, voué à l’office et à l’étude religieuse, séparés par une cour, le Deyangshar. La culture spirituelle du Tibet se dévoile dans toute sa splendeur entre ces murs ornés de superbes fresques. Des galeries reliées entre elles par un labyrinthe d’escaliers abritent une quantité inestimable de trésors. Les plus fabuleux à nos yeux : les stupas sertis de milliers de pierres précieuses, renfermant les dépouilles des 8 dalaï-lamas.

 

Retour aux sources dans le monastère de Samye 

Ce qui distingue le temple de Samye de tous les autres, c’est sa silhouette et son emplacement inattendu. On vous présente le plus ancien monastère du Tibet, bâti en forme circulaire de mandala géant sur une oasis. L’enceinte sacrée représente le mythique mont Meru, considéré comme le centre de la terre par les religions hindouiste, bouddhiste, jaïne et persane. Elle héberge un corps de 170 moines qui prient et méditent dans une atmosphère sereine et apaisante. Vous y verrez, à la lueur des lampes à huile, des sculptures en beurre de Yak peintes - de vrais chefs d’œuvre de l’art bouddhiste tibétain - posées sur les autels en guise d’offrandes à Bouddha. Pour vous rendre à Samye, on vous recommande le magnifique trek de 5 jours qui part du monastère de Ganden et au cours duquel vous tutoierez les hauts plateaux du Tibet. Au programme : splendides lacs d’altitude peuplés par les oies sauvages en été, rencontre mémorable avec les nomades et découverte d’authentiques villages montagnards.



 

 

Expérience insolite près du temple de Drak Yerpa

Il faut être curieux et sortir de Lhassa pour aller explorer les environs du tout petit monastère de Drak Yerpa. Perché à 4800 mètres d’altitude, il tient sa renommée de ses nombreuses et mystérieuses grottes de méditation. Le paysage à l’arrivée est inoubliable : on emprunte une petite route qui surplombe une vallée et ses charmants villages tibétains piqués de drapeaux de prière de toutes les couleurs qui s’agitent joyeusement au passage du vent. Ce panorama extraordinaire offre une ambiance très différente de celle des monastères touristiques du Tibet et c’est à chaque fois un coup de cœur pour les voyageurs qui le découvrent en compagnie de leur guide Asia.

 
Cerfs dorés du temple du Jokhang

Nul besoin de temples, nul besoin de philosophies compliquées. Notre cerveau et notre cœur sont nos temples.

 Le Dalaï-Lama

Débats musclés à Sera

Étonnant. Voici le mot qui vient à l’esprit quand on découvre cette grande université monastique de l’école Gelugpa qui, de prime abord, ne semble pas bien porter son délicat nom qui signifie "L’enclos des roses". À moins que l’on fasse référence à leur côté piquant ! Car ici on étudie les arts martiaux et les moines se livrent à des débats philosophiques enflammés dans les jardins. Un voyageur novice pourrait croire, en les entendant hausser le ton et en les observant se donner de grandes tapes dans la main qu’ils se disputent, pourtant ils échangent très poliment. En tant que visiteur, vous êtes autorisé à assister à ces scènes déroutantes mais tellement dépaysantes, à condition de rester discret. 

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